L'épicerie sociale de la Courte Echelle du 19ème

Ce que c'est.
Les fondateurs
Les fournisseurs


Contact : courtech@wanadoo.fr

La Courte échelle
du 19ème arrondissement de Paris

ou des chômeurs au service de personnes démunies

Je suis l'un des acteurs d'une expérience sociale.

Les personnes démunies sont 7 millions en France dont 20% en région parisienne, et 20 millions en Europe. Ce sont celles qui, en situation précaire, ont besoin de se nourrir convenablement 12 mois sur 12. Le don gratuit, s'il leur est indispensable à certaines périodes de l'année, contribue à accentuer leur exclusion. Il rompt le lien relationnel humain, fondement de notre essence. Il atteint la dignité de celui qui reçoit. Comment peut-il alors se relever pour faire face à l'adversité?

Les fondateurs de cette expérience ont été convaincus de ces réalités et ont trouvés une voie alternative. Maintenant elle est opérationnelle, après 6 ans d'existence. Deux établissements fonctionnent dans des quartiers déshérités de Paris

Il s'agit d'une épicerie de solidarité. C'est un instrument, au service de l'homme, qui relie les gens dans le besoin à une des sources essentielles de la vie, la nourriture, et dans la dignité.

La courte-échelle désigne le moyen fait à quelqu'un pour se hisser au-dessus d'un obstacle, en supportant son pied à l'aide des deux mains aux doigts entrelacés. Qui ne l'a fait? Enfants ou adultes, pour attraper un fruit sur la branche haute d'un arbre, pour regarder au-dessus d'un mur, pour passer dans un champ voisin ou pour monter sur un rocher.
Aujourd'hui, d'autres le font pour faire passer l'obstacle aux plus démunis, pour retrouver ce geste simple et le faire retrouver à d'autres.

C'est l'association de la Courte-Echelle du 19ème arrondissement de Paris qui en est l'instigatrice.
Aujourd'hui elle fait la courte-échelle à 180 familles des 18, 19 et 20èmes arrondissements, qui ont moins de 2.000 francs de revenus mensuels. Elle distribue 2 tonnes par semaine. Elle emploie 3 salariés et une douzaine de bénévoles l'appuie.

Le dispositif est le suivant : Tous les produits proposés sont vendus 80% en dessous du prix de vente habituel. Donner c'est bien, mais le respect de l'autre est absent. Inviter l'autre dans un contrat de vente c'est faire de la rééducation sociale, en partant du postulat que tout a un prix. Payer ses courses redonne aux gens le sens des exigences de la vie. C'est aussi maintenir l'autre dans une relation de partenaire, donc responsable.

Les 3 piliers de la réussite :

  • des entreprenants
  • des pouvoirs publics sensibilisés
  • des fournisseurs cherchant à écouler leurs produits non commercialisables mais consommables.

Pour réussir une telle aventure, il faut être effectivement un entreprenant, et connaître les quartiers difficiles.
Les pouvoirs publics, par leur mairie, la région, voire l'Etat, ayant compris la qualité du projet, subventionnent le projet, à travers des contrats de travail aidés, des locaux mis gratuitement à la disposition, ou des subventions de création d'activités.



Dernière mise à jour :
février 2003